« Un violoniste devenu comédien »

William Brisson dans « Le Théâtre des immortels » de Jonathan Boissinot

Franchissant la porte du cinéma d’auteur « en silence » avec plusieurs premiers rôles muets, puis en musique en étant premier violon sur « Divertimento » (Marie-Castille Mention-Schaar, LE PACTE) et « J’ai rencontré Carthage » (Cyril Nehmé, Les films du périscope) mais aussi en réalité virtuelle, pour un rôle de super-héros gay tourné au youtube Space de Google et diffusé au « Cannes Next » des nouvelles technologies du 70ème festival de Cannes, William Brisson est en constante recherche de nouvelles manières d’exprimer son jeu.

Même si ce n’est qu’une apparition dans les flash-backs de la série LUPIN produite par Gaumont (Episode 1 Partie II), les éléments qui caractérisent William sont là : un casque pour la musique et une boite de violon à la main. Ce cours passage à l’écran de l’épisode réalisé par Ludovic Bernard, permit à William d’être repéré par la directrice de casting Marie-France Michel et la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar grâce à qui il eu un rôle à l’écran mais aussi dans la bande original du film Divertimento.

Il débute sa formation de violoniste dès l’âge de 8 ans et montre déjà des signes d’un talent artistique. William Brisson intègre enfant le conservatoire de Montpellier en violon, puis à 19 ans le Conservatoire d’art dramatique de Toulouse pour y parfaire son jeu d’acteur et de violoniste. Précoce, le jeune artiste l’est assurément au point d’être choisi par le réalisateur Lattois Jonathan Boissinot pendant ses étude de théâtre dans le premier rôle de « La voix des chimère » qui fut sélectionné au Sacramento French Film Festival en Californie et primé à deux reprises en France.

Après avoir forgé ses armes expressives sur les planches de théâtre et par une solide formation musicale, William Brisson s’essaie désormais au cinéma. Là encore, le jeune interprète se fait remarquer et décroche des rôles de plus en plus intéressants.

William : «Interpréter le héros d’un film sans dialogues est une base solide dans la recherche d’émotions justes, ce que l’on stimule corporellement à l’intérieur de nous peut servir de matière première pour libérer nos émotions. C’est par ses première expérience de jeu que j’ai compris que le texte n’est qu’un prétexte. Quand le corps est bien préparé à l’état émotionnel souhaité la volonté de s’exprimer arrive sans forcer. Que l’expression soit avec ou sans mots ce n’est pas le plus important finalement. »

William Brisson dans « Le Théâtre des immortels » un film « muet » de Jonathan Boissinot

Il s’en suivra avec ce même réalisateur deux autres films récompensés de plusieurs sélections officielles et dans lesquels William tiendra également les premiers rôles : « La blessure des anges » un drame familial dans les rôles parlant cette fois des frères jumeaux en 2017, et le drame onirique sans parole « Le théâtre des immortels » en 2019.

Un acteur de VR (Virtual Reality – Réalité virtuelle)

Entre temps, il est choisi en 2016 pour le second rôle de Robin dans la parodie en réalité virtuelle « Le dernier Héros »

William : « La VR est un média qui peut paraitre futuriste mais étrangement c’est un retour au théâtre pour nous (les comédiens), car elle exige de jouer sans interruption sur un même plan souvent très long, ici de huit minutes. Une erreur et tout est à recommencer. On ne peut pas couper et mettre bout à bout les meilleures prises comme au cinéma. » (Article de VR room sur le film à retrouver ici) Cette comédie produite par Clap & Zap Production, Maud Clavier et Clé a obtenu les Prix : « Meilleur scénario en réalité virtuelle » au Festival Paris Courts Devant. « Meilleur studio de production en réalité virtuelle » au Festival Laval Virtual. Le film fut diffusé au Festival de Cannes 2017 dans section NEXT du marché du film.

Le cinéma indépendant

William fut également choisi en tant que premier ou second rôle et interprète de BO en tant que violon solo par les réalisatrices et réalisateurs:

Marie Castille-Mention Shaar sur le long métrage « Divertimento » produit par Easy Tiger & Estello Films Rôle: Elève de Terminal en option musique dans un prestigieux lycée parisien –  Premier violon dans l’orchestre.

Michaël Moscatelli sur le long métrage « Anna Rosenberg » produit par NYMPHEA PRODUCTIONS en tant que violon solo pour le thème principale du film composé par Fabien Garosi. Ce long métrage distribué sur SKY a obtenu plusieurs prix dont celui de la meilleur musique de film.

Robin Plessy (réalisateur du clip « Les Enfoirés ; Attention au départ » ) et Violaine Khal sur le clip « FOR LIFE » de la chanteuse Néa Kirsten en premier rôle masculin. (87 milles vues sur youtube).

Cyril Nehmé (Sélectionné aux Berlinale Talents 2016 catégorie montage) sur « J’ai rêvé Carthage ». produit par Les Films du périscope en rôle du premier violon de l’orchestre. Ce film traite au travers l’expérience d’une chanteuse lyrique, d’un moment de rupture sur scène comme un moment de profonde lucidité. Ce film a obtenu plusieurs prix.

Gianmaria Fiorillo sur « Domicile Conjugal » un court-métrage sur les violences faites aux femmes, en premier rôle.

François Szabowski (Scénariste et auteur de « L’amour est une maladie ordinaire » ) sur « Nevers » une comédie satirique sur l’homophobie, en rôle principal.

Andréa Bossoni sur « Deuxième Chance » et Michele Moscatelli (également Directeur de la photographie & Producteur exécutif ).

Dans « Deuxième Chance » William interpréta le rôle d’un jeune violoniste dans une des scènes à Paris tout en jouant la partie violon des arrangements de la bande originale. Ce film a obtenu une dizaine de prix.

Un artiste engagé

Au-delà d’un choix de cinéma indépendant engagé, William fut sollicité à inaugurer la cérémonie de clôture du « Festival Droit des Femme et Cinéma » en tant que violoniste à l’Ambassade d’Azerbaïjan. « Le but du festival Droits des Femmes & Cinéma est de réunir autour du cinéma des artistes talentueux qui défendent la cause des femmes à travers le monde. Néanmoins, l’objectif n’est pas de créer un festival de femmes pour les femmes et fait par des femmes, mais plutôt de rallier les hommes et les femmes vers un même combat: une égalité des sexes où le respect des différences permettrait l’épanouissement des genres. Comme disait Marilyn Monroe: “La femme qui cherche à être l’égale de l’homme manque d’ambition.“»

(Source: www.festivaldroitsdesfemmesetcinema.com)

Et pour la suite ?

  • Prochainement dans le film Rédemption sa première réalisation, projeté dans différent cinémas indépendants et en festivals.
  • Egalement sur les planches dans : « La sonate du vagabond » Une pièce de théâtre musicale composée par Jean-Pierre Stora compositeur de: “Boulevard Voltaire” d’Alexandre Vallès, “Victoria” d’Anna Karina, “Le Bled” de Jean Renoir (film muet remasterisé en 2012) et de nombreux films de Guy Gill ainsi que pour Charlotte Rampling, Catherine Sauvage, Dalida, Philippe Katerine et des metteurs en scène comme Roger Hanin, Jacques Ardouin, Michel Fau… Jean Pierre-Stora a sollicité William pour interpréter à la fois le personnage du “Violoniste vagabond” ainsi que l’interprétation live des musiques au violon et au chant sur scène.

Collaborations

Logo Nymphea productions
Logo Red Pear Productions
Jonathan Boissinot
Jonathan Boissinot
Réalisateur
Marie-Hélène Marty
Marie-Hélène Marty
Compositrice
Tess Corsac
Tess Corsac
Scénariste